C'est ce qu'affirme, en tout cas, cette vidéo abondamment et complaisamment diffusée par CNN:
Deux choses :
D'abord, Bush étant l'hôte de ce sommet du G20 à la mi-novembre 2008 à Washington, il venait de recevoir personnellement chaque invité, serrant la main de chacun. Pas besoin, donc, d'en remettre une... louche.
Ensuite, cette petite manipulation mesquine et médiocre signée CNN, quasi porte-parole d'Obama, constitue une piqûre de rappel à la méfiance à l'encontre des médias.
En France, c'est un régal de repérer les manip' les plus grossières dans les JT.
Exemple : reportage à la sortie d'un lycée « sensible» (émotif, délicat, douillet) classé en ZIP (Zone d'islamisation prioritaire). Plan serré sur le portail (pas de plan trop large, hein, on pourrait s'apercevoir que la sempiternelle « diversité »® prend dans ces joyeuses contrées des allures d'uniformité). Deux mères d'élèves sont interwievées au hasard : « Juliette, maman de Théo et Christine, maman de Bastien.»
Allez, un deuxième exemple pour la route. Reportage dans un centre pour mineurs. Visage flouté d'un gamin visiblement blond : « A 14 ans, Mathieu* est un enfant difficile ; il est déjà connu des services de police ».
C'est ce qu'on appelle du journalisme d'investigation. Ben si, faut quand même les trouver, les Juliette et les Mathieu.
* Le prénom a été modifié, il s'appelle Romain.
vendredi 12 décembre 2008
jeudi 11 décembre 2008
Afric Simone en disgrâce
Allons bon ! Voici que depuis quelque temps, Rama Yade n'est plus en odeur de sainteté chez Sarkozy. La plus sénégalaise des sous-ministres français (voir ici son célèbre lapsus de Port-au-Prince) aurait déplu au petit mamamouchi. Elle ne veut pas se présenter aux élections européennes de juin 2009.Du coup, Afric Simone serait recalée pour la succession de Jean-Pierre Jouyet au poste de sous-ministre aux Affaires européennes.
Et les commentateurs de gloser sur le coup de pied de l'âne donné à la dame par le narcissique Kouchner, lequel a déclaré que « son » (?) idée de créer un secrétariat d'Etat aux Droits de l'homme était une « erreur ».
Rama va-t-elle prendre la porte ?
En réalité, j'm'en fous.
Déjà, elle a beau être « issue de la diversité-qui-nous-enrichit»®, comme Rachida Dati et Fadela Amara, elle semble n'être rien d'autre qu'un quota, un alibi ethnique ou phénotypique (ah, j'ai pas dit racial). Alibi politique aussi, censé occuper l'espace critique normalement dévolu à la gauche, selon la technique sarkozienne. Du reste, son sens politique, aux dires-mêmes de l'entourage présidentiel, est proche de zéro.
Ensuite, elle ne sait pas se tenir, toujours la main dans la poche de son fut'. Ce n'est pas Madame Rice, et de très loin. Quant à ses rodomontades plus ou moins téléguidées sur la venue de Kadhafi en décembre 2007, elles n'ont impressionné que les naïfs. « Notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou pas, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort » (Le Parisien).Cinq mois avant, à Tripoli, elle était tout sourire face au dirigeant en question.
Bon, et puis je ne sais pas pourquoi j'écris ce billet sur Rama Yade, d'ailleurs. Ou plutôt si, c'est parce que je suis fier d'avoir trouvé (je ne suis peut-être pas le seul, du reste) ce surnom hérité d'un médiocre tube des années 70.
Bof...
Mais j'aime bien, quand même.
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vendredi 5 décembre 2008
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