vendredi 24 décembre 2010

Joyeux Noël


La Nativité
Robert Campin , 1420
Huile sur bois
Musée Des Beaux-Arts, Dijon

mercredi 22 décembre 2010

mardi 21 décembre 2010

«Je fonds en larmes en préparant le biberon de mon fils»


Parcourant la presse, je tombe sur ce témoignage dans Le Monde (l'intégralité ici). Rubrique: "Chronique d'abonnés", titre: "T'es prof de quoi ?", auteur: ccileParis19, enseignant à Paris 19ème.

Hallucinant. Non à cause du chaos violent et de la terreur que font régner dans cet établissement -même pas classé ZEP ou zone sensible ou zone violente- nos chères têtes de moins en moins blondes. Ça on connaît, les témoignages pullulent.

Plutôt à cause de l'état d'apathie, d'abandon, d'engourdissement réflexif de cette enseignante. Submergée par le désordre, harcelée, menacée, elle ne semble plus capable de réagir, seulement de tenter de se protéger a minima, de parer du mieux qu'elle peut aux nuisances, aux incivilités®, aux troubles et au chahut. Elle constate, elle souffre et se préserve autant que possible. Rien d'autre. Elle décrit avec précision le comment, elle ne questionne jamais le pourquoi.
Je n'irai pas jusqu'à évoquer le «sida mental» que le regretté Louis Pauwels diagnostiquait chez une partie de la jeunesse des années 80. Quoique.

Il y a quelques mois, à propos d'une prof® qui se plaignait tout en se félicitant de l'afflux d'allogènes et en se vautrant dans les délices de l'accueil de l'Ôôôtre®, j'écrivais ceci : "Je suis d'un naturel compatissant. À chaque fois que je vois ce genre de témoignages, je dois faire un effort pour me dire que compte tenu de leur immigrationnisme forcené et de leur indécrottable culture de l'excuse, c'est quand même un peu la faute aux profs. Et que d'une certaine façon, ils ne l'ont pas volé."

Dans le cas de cette enseignante du 19ème, elle ne suggère même pas la moindre tentative de justification ("discrimination", "ghettoïsation", bla bla, etc.). Elle semble vaincue.

Voici quelques extraits de son témoignage :

«Ils crient, se battent, mettent des coups dans les portes, se moquent de ceux qui sont en classe... Ils se sont « échappés » de la perm.» (...)

«L'après-midi est tendu au 1er étage. Je fais cours porte ouverte, comme d'habitude. Mais à présent, les élèves qui « zonent » dans le couloir pénètrent dans ma salle, m'interpellent, interpellent mes élèves de 5e : « Ouesch, t'es prof de quoi ? Et les bouffons ! Regardez y travaillent... ». Au bout d'1/2 heure, je décide de fermer ma porte. On me l'ouvrira 9 fois dans la 2e 1/2 heure...» (...)
«Je me rends compte qu'ont disparu de ma salle une séquence entière, 10 ans de travail dans une pochette, des documents importants, d'anciens exposés d'élèves... et une pochette de polycopiés qui étaient placés sous le bureau...» (...)

«Je suis déçue et consciente du message des élèves : toi, t'as pris trop la confiance en laissant tes affaires, ici, on est chez nous... J'ai l'impression que cette semaine, on m'a envoyé un message clair...» (...)

«Je vois 2 de mes élèves de 6e se faire rouer de coups par des 4es. Un nouveau jeu ? Ça m'inquiète.» (...)

«Je craque un peu ce soir. Je fonds en larmes en préparant le biberon de mon fils.
J'ai bientôt 40 ans. 15 ans d'ancienneté. Je suis passée par Clichy sous Bois, la cité Michelet... J'aime mon boulot. À 36 ans, j'ai obtenu la hors classe. Et j'en suis encore là. Je ne suis plus dans un établissement classé ZEP. Après la zone sensible, la zone prévention violence, je pensais qu'un collège non classé, c'était un peu ma récompense à moi...» (...)

«Je vais tenir jusqu'aux vacances en espérant trouver des solutions pour garder la tête froide et continuer d'être choquée par ce qui est choquant, abattue par ce qui est inacceptable. Je ne veux pas banaliser la violence. Je ne veux pas me montrer moins exigeante avec mes élèves. J'aimerais continuer à garder une vision raisonnable des choses et des êtres. Et ce soir, je suis usée par une semaine banale finalement. Et je me demande si deux jours suffiront à me remettre d'aplomb.»

samedi 18 décembre 2010

Les sapins de Noël de l'Elysée sont verts


J'ai piqué ces deux photos de l'Arbre de Noël de l'Elysée chez FDesouche.

J'ai bien dit Noël.
Je n'ai pas dit Aïd el-truc ou el-machin.

Je n'ai dit, non plus, ni Ramadan, ni Mouloud, ni autre fête exotique dont nous n'avons rien à foutre chez nous.

J'ai bien dit chez nous.





Ici la photo d'un groupe de jeunes "Lyonnais" que la capitale des Gaules a cru bon d'envoyer sous les lambris du plus haut des palais de la République.

Au fond devant la fenêtre, je repère, vêtue de rouge, une petite fille un peu isolée. Et pourtant, son regard a quelque chose de triste, de tendre et, comment dire... de légitime. Comment s'appelle-t-elle ? Justine ? Marie ? Chloé ?...

Je remarque aussi que les cordons des badges d'autorisation sont verts, couleur emblématique d'une certaine religion. Ils sont assortis au sapin, bien sûr, mais je vois le mal partout.

lundi 13 décembre 2010

Ile-de-Frankistan, 2017

Pour célébrer le deuxième anniversaire de l'instauration du califat du 9-3, les Forces du Glorieux Jihad (FGJ) avaient mis les petits plats à tajine dans les grands : face à la tribune rassemblant les dignitaires de la récente entité musulmane sur la place centrale de Bob-el-Oued (ex-Bobigny), la foule a pu admirer le cortège des combattants d'Ansar al-Islam et un rassemblement festif des Jeunes musulmans du Bourjeh (y compris les pilotes en djellaba).

Au programme également, un concours de barbes teintes au henné et un défilé de mode (hijabs, niqab, sitars et abayas) organisé par la très en vogue maison de haute couture de Villetassedethéàlamenthe (ex-Villepinte) : "Au vrai Chic musulman".

Interrogés par la presse musulmane, seule accréditée pour couvrir l'événement, les représentants du Hamas, venus spécialement de Gaza via la communauté de communes Alger-Marseille, ont tenu à féliciter les organisateurs. Les chaînes Téhef-Hon et Fronce2 avaient dépêché des équipes sur place afin de pouvoir retransmettre en direct les dernières cérémonies avant al-Maghrib (la 4e prière du soir).

Derrière les festivités se cachaient cependant une certaine confusion politique. Les nombreuses factions du 9-3 se disputaient âprement le contrôle des instances du califat. Une sourde lutte d'influence à l'issue incertaine se profilait...

Pour décrypter la situation et analyser le rapport des forces en présence, Temps à venir a fait appel à Régis Virieux, l'un des islamologues français les plus aguerris. Celui-ci nous a gracieusement fait parvenir cet enregistrement assorti de ce commentaire : « Ça date de plus de 25 ans, mais c'est toujours le même bordel. »

samedi 11 décembre 2010

Les heures les plus bêtes de notre sombre histoire




Comment ? Mais qu'est-ce que j'entends ? La droite et la gauche, UMP et PS unis, condamnent Marine Le Pen pour ses propos anti-islam , comme le clame ici Le Parisien ?...



Rendez-vous compte, l'héritière de l'hydre fasciste a osé suggérer que les prières musulmanes dans les rues de nombreuses villes de France s'apparentent à une occupation qui pourrait évoquer la Seconde guerre mondiale...













Vous avez bien lu : la Seconde Guerre mondiale. Elle est folle. Qui oserait, de nos jours, faire référence à cette période aujourd'hui révolue ?... Mais ça fait 65 ans qu'elle est finie, cette guerre !

Ouf ! Heureusement qu'ils sont là, nos vigilants censeurs ! Comme ils ont raison de vouloir terrasser, avant même qu'elle ne soit investie présidente de son parti, la Bête immonde dont le ventre toujours fécond gna-gna-gna...



Vous savez, son parti, celui qui plonge ses racines dans la collaboration, dans le régime de... hum... Vichy. Mais si, le FN dont les dirigeants tiennent régulièrement des propos nauséabonds qui... enfin, comment dire... ne sont pas sans rappeler les heures les plus sombres de... euh... notre histoire... et...






Enfin bref...
Fas-cis-te! Na-zie ! Pétainiste! No pasaran ! Euh... Salope !