mardi 21 février 2012

Connerie ou facétie de journaliste ?


On sait la chape de plomb que fait peser l'inénarrable Etienne Mougeotte sur les journalistes du Figaro, dont il est directeur des rédactions.

Interrogé récemment sur des «Unes critiques à l'égard de François Hollande», dénoncées par plusieurs journalistes du quotidien, Etienne Mougeotte estime que «c'est leur point de vue», pas le sien.

Il a même déclaré que le journal n'était pas là pour «emmerder la droite» et que les journalistes qui n'étaient pas «à l'aise» pouvaient postuler à Libération.

Bon, je veux bien qu'il soit difficile de situer Besson sur l'échiquier politique, qu'il ne soit pas vraiment «de droite» (pour faire court). Disons qu'il est du côté de la gamelle. Mais là, mon vieux Mougeotte, faudrait voir à tenir tes troupes. Même celles du site internet du Figaro. Parce que ton journaliste aurait voulu se foutre de la gueule de Besson (et même au delà...) qu'il ne s'y serait pas pris autrement.

vendredi 17 février 2012

samedi 11 février 2012

« Alors ça vous fera deu-heuro trente »


Voilà maintenant 10 ans que, bon gré mal gré, la reichmonnaie d’occupation circule sur les caisses et les comptoirs de France. Tout le monde s’y est fait ou presque, bien obligé. Avec un bémol, comme diraient les journaleux qui confondent harmonie musicale et couille dans le potage : l’euro ne s’est jamais vraiment inséré dans la langue quotidienne.

Chez le buraliste ou chez la crémière, c’est un festival. On entend facilement deu-heuro, troi-heuro, di-heuro. Pour les sommes plus importantes, le cen-heuro est courant. Parfois, on a droit à cen-zeuro parce que quand même, y’a comme un vide qu’il faut combler. Mais on sait au fond que ça colle pas.

Je veux bien que le Français moyen (concept moisi) ait parfois quelques difficultés avec les liaisons, qu’il ne sache pas toujours où il faut un s, où il faut un t, un d ou encore une de ces consonnes qui font chier quand on cause. Et je te dis pas quand on écrit ! Certes, avec une monnaie dont le nom commençait par un f, c’était plus simple.

Mais enfin, Marcel et Lucienne ont en tête quelques exemples simples qui, à la longue, auraient dû faciliter une diction correcte pour parler pognon. Petit florilège : on n’a pas tous les jours vingt ans, mon village dépasse pas trois cents habitants, la guerre de Cent Ans, je me suis levé à six heures (ou à huit heures), mon neveu a trois ans, etc.

Et pourtant ça coince toujours. Alors je me dis qu’outre les réelles difficultés de la langue (sans compter la paresse et l’indifférence), il y a une explication dont on parle peu. C’est que l’euro reste, dans l’esprit de beaucoup, un corps étranger. Un machin qu’on nous a bombardé un jour, là, tenez débrouillez-vous avec ça. Du coup, les gens l’isolent par réflexe, comme pour le couper du reste de la phrase dans laquelle il n’a pas vraiment de légitimité. Un jour, le rejet pourrait bien se traduire par une expulsion.